Archives mensuelles : mai 2019






Guide : La chromatographie Couche Mince (CCM)


1. Principe de la chromatographie sur couche mince (CCM)

La CCM est une chromatographie dans laquelle les solutés restent en contact avec la phase mobile et la phase stationnaire durant la même période de temps. Ils parcourent différentes distances en fonction de leurs interactions avec les deux phases. La rétention de chacun des solutés est caractérisée par le rapport frontal Rf.

Principe de la chromatographie sur CCM

 

2. Les spécificités liées aux phénomènes d’évaporation

Spécificités liées aux phénomènes d’évaporation1. Pour un éluant composé de différents solvants, à l’équilibre liquide/vapeur (L/V), la composition de la phase mobile est différente de la phase vapeur car chaque solvant possède une capacité à s’évaporer qui lui est propre.

2. La phase stationnaire s’équilibre avec la phase vapeur par l’adsorption de celle-ci jusqu’à saturation. Si la phase stationnaire est une silice vierge, les vapeurs des solvants polaires sont plus fixées que celle des solvants apolaires. Donc, sa composition est différente de la phase vapeur (V) et de l’éluant (L).

3. Pendant la migration, la phase stationnaire humide se rééquilibre en permanence avec la phase vapeur (V) et les différents composants de la phase mobile peuvent parfois être séparés en conduisant à un front secondaire.

 

3. La migration des analytes

L’échantillon est déposé avec un capillaire sur la ligne de dépôt, préalablement tracée, de la plaque CCM qui est plongée dans la cuve contenant la phase mobile.  Cette dernière s’élève par capillarité dans la phase stationnaire en emportant chaque analyte qui migre à sa propre vitesse en fonction de son affinité envers l’adsorbant et l’éluant.

Migration_des_analytes

 

4. L’interprétation des résultats

Le facteur de rétention (Rf) est défini comme le rapport de la distance parcourue par l’analyte (da) sur la distance parcourue par l’éluant (ds).

Interprétation des résultats

 

Rfa = da / ds
Rfb = db / ds

 

Il en résulte un différentiel de rétention qui donne une idée de la séparation des composés pour des conditions opératoires données :

ΔRf = Rfa – Rfb

 

La zone idéale de séparation se trouve entre les valeurs
0,1<= Rf<=0,4, là où les facteurs de rétention correspondent
à 2<= k <= 10 en chomatographie sur colonne.

 

 

5. Comparaison entre CCM et chromatographie liquide sur colonne

Interprétation des résultats

 

Le transfert vers la chromatographie sur colonne impose de raisonner en volume de phase mobile nécessaire pour éluer les analytes. On en déduit la correspondance suivante où l’acronyme CV (aussi appelé Vs) est un nombre sans dimension :

Vsa = CVa = 1/Rfa = 1 + ka
Vsb = CVb = 1/Rfb = 1 + kb
=> ΔCV = CVb – CVa

CV et le facteur de rétention k en HPLC sont liés par une relation mathématique =>
k =  Ktr x(1/Rf – 1) et avec Ktr = cste = 1
=> Δk = Ktr x[(1/Rfb – 1) – (1/Rfa – 1)]
=>  CV = Δk

 

 

En théorie, dans un mode d’élution isocratique,  il est possible d’être prédictif sur le résultat d’une colonne LC par rapport à une CCM en tenant toutefois compte de variables comme les différences des caractéristiques physico-chimiques  des adsorbants utilisés.

Comparaison entre CCM et chromatographie liquide sur colonne


L’exemple ci-dessus montre une transposition idéale pour les conditions ci-dessous :

Colonne Flash :
L = 115 mm   •   Taille des particules = 50 µm           
Type Interchim : 25G   •   Débit = 21 ml/min

trA = 500 strB = 250 strC = 107 st0 = 75 s
RsA/B = 3,5RsB/C = 4,2RsA/C = 6,9 
kA = 5,7kB = 2,3kC = 0,43 
WA = 93 sWB = 47 sWC = 20 s 

 

6. Et si vous révolutionnez votre chromatographie sur couche mince avec notre application dédiée ?

TLC-to-Flash-and-prep-chromatography-app-whitePensée pour vous aider et vous faire gagner un temps précieux chaque jour, l’application vous permet :

• La détection automatique de vos composés et calcul de vos Rf et vos ΔCV (=ΔK)
• La transmission directe (et sécurisée) de ces informations à votre puriFlash® et son intelligence artificielle « Genius » qui vous proposera la meilleure méthode pour réussir votre purification.
• L’archivage de vos données si vous le souhaitez.

app tlc to flash and prep chromatography

 

En savoir Plus :





4 Bonnes raisons d’utiliser l’automatisation au laboratoire


4 Good reasons to use lab automation

1. Augmentez votre productivité

Certaines tâches quotidiennes vous éloignent de votre vrai métier.
L’automatisation réalisera ces tâches à votre place et vous libérera du temps pour vous consacrer essentiellement à vos recherches pour augmenter votre productivité.

2. Travaillez en tout sécurité

Certaines synthèses ne peuvent pas être réalisées sans la présence permanente d’un utilisateur pour des raisons de sécurité.
L’automatisation fera ces synthèses, seule, en toute sécurité et en toute confiance

3. Obtenez des résultats plus fiables

Vous avez réalisé une synthèse ayant un résultat très prometteur que vous n’arrivez plus à reproduire ?
L’automatisation enregistrera toutes les données de vos synthèses pour les reproduire et les répéter à tout moment. Elle vous permettra aussi d’améliorer la compréhension de leurs mécanismes, de les faire évoluer pour améliorer vos résultats.

4. Faites des économies

Les avantages de l’automatisation permettront à tous les laboratoires de faire des économies en optimisant le temps de travail pour permettre aux utilisateurs de se focaliser sur l’essentiel de leur activité.

 

Learn more:

  • Consultez l’article montrant les nombreux avantages de l’automatisation
  • Vous souhaitez vérifier que l’automatisation est faite pour
    votre laboratoire ?
    Contactez-nous pour une démonstration et demandez-nous une offre de prix personnalisée




Laboratoire de synthese ou chimie et si on réduisait notre empreinte carbone ?


1. Comment Interchim® peut aider à réduire l’empreinte carbone dans les laboratoires de chimie ?

L’empreinte carbone a beaucoup augmenté ces dernières années et contribue à un changement climatique qui, s’il n’est pas maîtrisé rapidement, aura un impact néfaste sur notre avenir.

Nous devons, par conséquent, tous agir, à nos niveaux, avec nos moyens pour faire diminuer cette emprunte carbone néfaste en changeant nos façons de faire, dès que cela est possible, par des actions en total respect avec notre environnement.
Interchim®, considérant ce phénomène comme l’une de ses priorités depuis longtemps, a cherché les meilleures solutions pour aider les laboratoires de chimie à diminuer leur empreinte carbone.

Ces solutions permettent aujourd’hui de vous proposer des équipements innovants et efficaces pour la chimie qui :

  • Réduisent nos besoins en énergie.
  • Suppriment certains rejets de déchets toxiques.
  • Recyclent certains produits chimiques.
  • Ne relarguent plus de gaz dangereux dans l’atmosphère.

Dans le but de faire de vos laboratoires des endroits plus respectueux pour vous-même et notre Planète.

 

2. Comment Interchim® pour vous aider à réduire votre empreinte carbone dans votre laboratoire de synthèse ?

Interchim® propose plusieurs solutions :

a. Les Findensers

Findenser

Les Findensers sont des réfrigérants à air qui couvrent plus de 95% des applications réalisées avec des réfrigérants à eau.

Comparatif de la consommation d'au avec un condenseur à eau et le findenser

Les Findensers réduisent votre empreinte carbone, car en plus de préserver l’eau, élément indispensable pour nos vies, ils vous permettront de ne plus avoir besoin de toute l’énergie nécessaire que pour son traitement, son approvisionnement et son utilisation.

b. Les blocs chauffants Heat-On

Blocs chauffants Heat-OnLes Heat-On sont des blocs en aluminium qui s’emboîtent sur le plateau d’un agitateur magnétique et qui permettent de chauffer les milieux réactionnels contenus dans des ballons sans l’utilisation d’eau ou d’un liquide caloporteur. Ils chauffent très rapidement.

Les Heat-On réduisent votre empreinte carbone car en plus de préserver l’eau, ils consomment très peu d’énergie et n’engendre aucun déchet toxique comme le font les bains d’huile.

Une université australienne a choisi d’utiliser les Heat-On Block pour remplacer tous ses bains d’huile et à ainsi réduit la quantité de déchets d’huile nocifs qu’elle produisait.

c. Le système StarFish

StarFishLe StarFish est un poste de travail compact et polyvalent. Il peut être utilisé pour chauffer, agiter jusqu’à cinq ballons à la fois. Il permet également d’augmenter la productivité et d’économiser de la place dans le laboratoire.

Le StarFish réduit votre empreinte carbone car, en plus de préserver l’eau, il utilise beaucoup moins d’énergie par rapport à cinq montages installés les uns à côté des autres et utilisant chacun, un agitateur magnétique chauffant par montage.

Tout comme les Heat-On, il peut être utilisé à la place d’un bain d’huile et engendrer aucun déchet toxique.

L’université de Bradford a choisi d’utiliser le StarFish à la place de plusieurs montages utilisant, chacun des bain-maries ou des chauffes ballons électriques très consommateurs d’énergie

d. L’évaporateur GreenHouse Blowdown Evaporator

Evaporateur GreenHouse Blowdown EvaporatorLe GreenHouse Blowdown Evaporator est un système permettant de réaliser de 8 à 24 évaporations en parallèle sans le moindre relargage de solvant dans l’atmosphère. Très compact, il utilise aussi peu de place.

Le GreenHouse Blowdown Evaporator réduit votre empreinte carbone car, il utilise peu d’énergie pour faire plusieurs évaporations en même temps. Il permet aussi de récupérer le solvant évaporé et de le réutiliser.

 

e. Les refroidisseurs Huber

Refroidisseurs HuberLes refroidisseurs Huber sont des systèmes permettant d’utiliser un liquide refroidissant en circuit fermé pour alimenter vos réfrigérants à eau et ceux de vos évaporateurs rotatifs.

Les refroidisseurs Huber sont équipés d’un système de réfrigération sans CFC. Ils assurent un refroidissement très stable en étant extrêmement silencieux.

Les refroidisseurs Huber réduisent votre empreinte carbone car en plus de préserver l’eau qui ne part plus aux égouts, l’énergie nécessaire pour son traitement, son approvisionnement et son utilisation, ils  sont éco énergétiques et ils n’engendrent aucun déchet toxique.

 

Pour faire de vos laboratoires des endroits plus respectueux pour vous-même et notre Planète Interchim® est là pour vous apporter des solutions pour réduire l’impact carbone qui doit absolument baisser.

Ne pensons plus que nos actions même les plus simples ne feront aucune différence. Agissons sans plus attendre. Notre Terre a besoin de l’aide de chacun.

Nous cherchons continuellement des solutions écologiques et ne manqueront pas de vous les partager.

Pour plus d’information contactez-nous au 04 70 03 88 55 ou par email :  interfine@interchim.fr





Purification des protéines : Guide et éléments clés pour les réussir.


Pouvons-nous généraliser une stratégie de purification de protéines ?

Bien entendu, la purification dépend de la protéine et du contexte. Il y a donc des aspects généraux à étudier avant de mettre en place toute purification protéique.

Brièvement :

  • Le but est de trouver le chemin le plus court entre le matériel de départ et le produit final tout en ayant le meilleur rendement et garder la plus grande activité biologique
  • La pureté à obtenir est définie par l’utilisation finale du produit.

1. La pureté des protéines nécessaire est fonction des applications

La pureté des protéines est fonction des applications

Même les plus petites impuretés peuvent provoquer de grands problèmes surtout dans les applications thérapeutiques. Ces impuretés, dans les cas plus graves, peuvent être biologiquement actives. Mais, pour préserver le rendement, quand la pureté nécessaire est atteinte, c’est suffisant : il est important de différencier les impuretés devant être éliminées totalement de celles qui doivent être réduite à un niveau acceptable.

Puisque différents matériels de départ contiennent différentes impuretés, les purifications seront différentes.

La ligne fondamentale est : la qualité du produit final ne doit jamais être compromise.

 

2. Les quantités de protéines peuvent être très différentes

Les quantités de protéines peuvent être très différentes

L’échelle de la purification dépend de la quantité de protéine nécessaire mais également du volume d’échantillon et de la proportion de contaminants devant être éliminés.

La quantité de protéines purifiées peut être obtenue par de multiples cycles de purification à petite échelle si le scale-up n’est pas une option.

 

3. La finalité est l’activité biologique du produit final

3 règles :

  • Eliminer les protéases
  • Trouver les conditions qui stabilisent la protéine cible
  • Travailler rapidement

Il n’est pas toujours suffisant d’obtenir un haut degré de pureté des protéines, l’homogénéité est également très souvent importante.

Les altérations des protéines, telles que glycosylations, alkylations ou phosphorylations peuvent modifier le produit final en termes d’activité biologique et/ou de structure. Vous pouvez être amené à pratiquer d’autres purifications afin de séparer des protéines très similaires mais n’ayant pas des propriétés identiques.

Les principes basiques de purification des protéines :

De grosses colonnes ou de grandes quantités de résines de purification peuvent s’averer très onéreuses. Ainsi, il peut être intéressant de réduire les volumes à purifier dans une étape préalable à la purification proprement dite. Un des meilleurs moyens pour réaliser cela est d’utiliser une technique d’adsorption dans laquelle la protéine d’intérêt est liée à la résine et peut être éluée dans des volumes plus faibles (Echange d’ions, HIC, Affinité).

Les protéases ont une action très rapide, vous devrez donc l’être davantage. En effet, les protéases sont très souvent présentes dans les échantillons crus et doivent être éliminées très rapidement. Introduisez une étape réduisant la quantité de protéases au préalable de la purification. Vous pouvez également travailler à +4°C ou ajouter des inhibiteurs de protéases (N’oubliez pas que tout ce que vous ajoutez devra être éliminé ensuite).

Dans les premières étapes travaillez avec des techniques efficaces pour capturer la protéine d’intérêt et réduire le contenu en contaminant. Continuez avec des étapes plus sélectives pour des séparations optimales (polishing) : les granulométries des résines successives doivent être de plus en plus petites.

Combinez des étapes avec différent principes de séparation et des résines avec des sélectivités différentes pour attaquer le problème de purifications sous différents aspects.

Evitez les étapes de conditionnement en choisissant des séquences optimales : exemple HIC après IEX.

Réduisez la manutention des échantillons lors des étapes pour éviter des procédures longues qui risquent une perte d’activité ou de rendement.

 

4. Résumé des règles de base :

– Travaillez vite :

  • Eliminez les protéases pour garder active votre protéine
  • Réduisez les manutentions en choisissant une excellente combinaison de techniques

– Préparez vos échantillons pour prolonger la durée de vie de vos résines :

  • Centrifugez et filtrez vos échantillons avant leur injection dans la colonne.

– Les méthodes chromatographiques :

En savoir Plus :